Bref historique sur l’organisation des tournées en France.
Date: dimanche 6 novembre 2005 à 12:59
Sujet: THÉÂTRE PUBLIC-THÉÂTRE PRIVÉ
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Comment cela se passait-il il y a quelques années ?
Deux tourneurs principaux diffusaient les grands succès parisiens en France et à l’étranger : les Galas Karsenty Herbert dans les préfectures, les tournées Charles Baret dans les sous-préfectures.
La décentralisation cherchait à se créer un nouveau public, différent de celui qui assistait aux représentations des tournées du théâtre privé. D’autres tourneurs moins importants existaient qui passaient aussi à la recette dans les théâtres municipaux.
Il faut noter qu’à cette époque, les tourneurs étaient aidés par les municipalités qui mettaient à leur disposition le théâtre de la ville, gratuitement ou à des prix très abordables, et leur accordaient parfois des subventions locales.
Et puis le système des abonnements a éclaté, la décentralisation - au sens large du terme - a su créer un nouveau public. Elle a pratiqué des prix de place très abordables grâce à ses subventions. Dans le même temps, les municipalités nommaient des directeurs de théâtre disposant d’un budget et d’une autonomie artistique.
Ces directeurs ont fait des choix de programmations parfois très différents de ce que les tourneurs leur proposaient.
C’est à cette époque que l’économie théâtrale de la diffusion a changé et que les spectacles se sont vendus clef en main, la publicité et la communication locales étant prises en charge par les acheteurs. Un fossé s’est creusé entre ceux qui travaillaient dans le secteur dit « public » et ceux qui travaillaient dans le secteur dit « privé », c’est-à-dire les théâtres privés de Paris et les tournées. Un certain nombre d’acteurs courageux a décidé de mettre fin à cette dérive sectaire, puis certains metteurs en scène ont suivi, et enfin des directeurs de tous bords, dont je m’honore de faire partie, au début des années 70.
Ma position de comédien m’y a d’abord incité parce que mes camarades du Conservatoire travaillaient dans l’un et l’autre secteur, puis ma position de directeur du Théâtre de l’Athénée – nous avions à l’époque proposé au Ministère qu’un certain nombre de théâtres à Paris soient conventionnés – mi-chemin entre les deux formules privé/public - et ma position de tourneur ensuite car j’ai constaté que nous étions le seul lien entre les deux secteurs, et ma position de président du SNES enfin.
Par Jean-Claude HOUDINIÈRE, Président du SNES. Extrait de la déclaration du Président du SNES, lors des rencontres organisées par le Ministre de la Culture le 10 octobre au Théâtre de la Madeleine.


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1. Le dimanche 22 mars 2009 à 05:57, par blond
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